En fanfare

 

Thibaut est un chef d’orchestre de renommée mondiale. Quand il apprend qu’il est atteint d’une leucémie, il demande à sa sœur d’accepter un don de moelle osseuse. Hélas, sa sœur n’est pas compatible et pour cause, elle n’est pas sa sœur : Thibaut a été adopté. Il va finalement retrouver son frère Jimmy qui vit dans le Nord de la France, dans un milieu ouvrier et joue du trombone dans une fanfare. Tout les sépare, sauf l’amour de la musique. Jimmy sauve la vie de Thibaut et celui-ci décide de réparer l’injustice du destin.


Ce film est sorti depuis plus de deux mois et jusque là, j’avais traîné les pieds pour aller le voir, je ne sais pas pourquoi. Et puis, j’ai lu des critiques dithyrambiques sur plusieurs médias, il y a eu les 7 nominations aux Césars, je me suis enfin décidé et je ne le regrette pas.


Il y a un monde entre Debussy et Sardou, entre Mozart et Aznavour, entre un orchestre symphonique et une fanfare et pourtant… Avec beaucoup de délicatesse, le réalisateur nous entraîne là où on ne s’attendait pas aller : une histoire simple sans mièvrerie, émouvante voire triste où l’humanité est toujours présente. Beaucoup d’humour voire de drôlerie grâce à Pierre Lottin (Jimmy) absolument génial dans un rôle complexe. Benjamin Lavernhe n’est pas en reste dans le rôle de Thibaut, généreux musicien parfois maladroit mais toujours dans l’empathie.


La scène finale est le moment fort du film où tout est accompli, je n’en dirai pas plus, mais prévoyez un mouchoir ! Dans la salle, on entendait une mouche voler, quelques reniflements et des applaudissements nourris sur la dernière image. C’est dire !

18/20













Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Le grand partage

Madame de Sévigné

American sniper