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Les feuilles mortes

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  Deux personnes solitaires se rencontrent par hasard une nuit à Helsinki et chacun tente de trouver en l’autre son premier, unique et dernier amour. Mais la vie a tendance à mettre des obstacles sur la route de ceux qui cherchent le bonheur. Kaurismäki filme ce couple de sans-le-sou au plus près des visages, des attitudes, des regards. C'est souvent drôle, bouleversant mais jamais larmoyant. Helsinki comme jamais on l'a vu : bars louches, gens éteints et alcooliques, patrons mafieux et profiteurs, environnement sale et industriel. Parmi tout cela, un couple qui tente de devenir heureux. Prix du Jury à Cannes, une Palme d'Or aurait été largement méritée. 18/20

L'établi

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  Quelques mois après mai 68, Robert, normalien et militant d’extrême-gauche, décide de se faire embaucher chez Citroën en tant que travailleur à la chaîne. Comme d’autres de ses camarades , il veut s’infiltrer en usine pour raviver le feu révolutionnaire, mais la majorité des ouvriers ne veut plus entendre parler de politique. Quand Citroën décide de se rembourser des accords de Grenelle en exigeant des ouvriers qu'ils travaillent 3 heures supplémentaires par semaine à titre gracieux, Robert et quelques autres entrevoient alors la possibilité d'un mouvement social. Tiré du roman éponyme de Robert Linhart, ce film nous plonge dans la période agitée post 68. Swann Arlaud est très convaincant en militant utopiste. 14/20

Anatomie d'une chute

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Sandra, Samuel et leur fils malvoyant de 11 ans, Daniel, vivent depuis un an loin de tout, à la montagne.  Un jour, Samuel est retrouvé mort par son fils au pied de leur maison.  Une enquête pour mort suspecte est ouverte. Sandra est bientôt inculpée malgré le doute : suicide ou homicide ?  Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère, véritable dissection du couple. L'anatomie d'une chute, c'est celle du mari mais aussi celle d'un couple qui se désagrège à la suite d'un drame familial. Tout est décortiqué, analysé, autopsié par les protagonistes (y compris le fils) de manière subtile.  Les dialogues sont ciselés, chaque phrase prononcée est essentielle au déroulement de l'intrigue, tout comme le son qui a une grande importance dans l'enquête et le procès qui suivra. Les personnages sont denses et complexes et magnifiquement interprétés par l'ensemble du casting, avec Sandra Huller (vue dans Toni Erdmann) émouvante et vertigineuse au côté de Swan...

L'été dernier

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Anne, avocate, a une vie très confortable avec hôtel particulier, voiture décapotable. Pierre, son mari est chef d’entreprise, ils ont deux petites filles adoptées. A la suite d’un conflit avec sa mère, Théo, fils de Pierre d’un mariage précédent, vient vivre dans la maison familiale. Après des débuts difficiles avec sa belle-mère, Théo va se rapprocher jusqu’à vivre une liaison avec elle. La passion va les emporter jusqu’au moment où Anne va prendre peur. Et à partir de là, tout va se compliquer… De prime abord, j’avais quelques réticences avec le cinéma de Catherine Breillat. Mais pour ce film, il y avait Léa Drucker en tête d’affiche. Depuis Jusqu’à la garde, je ne rate aucun de ses films, donc impossible de rater celui-ci, d’autant que le sujet promettait un traitement particulier de la part de la cinéaste féministe. Dès les premières images, on est happé par la froideur du personnage d’Anne qui interroge une jeune fille qui vient d’être violée. On croit assister à un int...

Le capitaine Volgonorov s'est échappé

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  URSS, 1938. Au pic de la Grande Terreur, Staline purge ses propres rangs. Les hommes qui mettent en œuvre la répression sont eux-mêmes arrêtés et exécutés.  Se sachant à son tour condamné, le capitaine Volkonogov s’échappe. Dans sa fuite, il est frappé d’une vision : pour sauver son âme, il devra se confronter aux familles de ses victimes et obtenir leur pardon. Film violent qui montre à quel point le régime paranoïaque stalinien a fait le vide dans ses propres rangs. La quête éperdue du capitaine est autant sans issue que le destin des russes de l'avant-guerre, affamés et livrés à eux-mêmes. 15/20

Apaches

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1900. De Montmartre à Belleville, Paris est aux mains de gangs ultra violents qui font régner la terreur sur la capitale : les Apaches.  Prête à tout pour venger la mort de son frère, une jeune femme intègre un gang. Mais plus elle se rapproche de l’homme qu’elle veut éliminer, plus elle est fascinée par ce dernier. Le sujet est intéressant mais son traitement cinématographique laisse à désirer. D'abord la bande son décalée n'apporte rien au récit. Les acteurs, dans l'ensemble, sont peu inspirés et les dialogues ne reflètent pas du tout l'époque.  11/20

Rendez-vous à Tokyo

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  Les 26 juillet se suivent et ne se ressemblent pas… C’est le jour où ils se sont rencontrés, celui où ils se sont aimés, où ils se sont séparés. Sept rendez-vous entre un danseur professionnel et une conductrice de taxi dans le Tokyo d’aujourd’hui. Le réalisateur nous entraîne à rebours dans une histoire d'amour ratée et mélancolique marquée par les dates anniversaires du danseur. Succession de saynètes assez mornes heureusement portée par l'interprétation sensible de l'acteur principal. Le film aurait mérité un meilleur montage plus explicite pour le spectateur lambda. 13/20

Indiana Jones et le cadran de la destinée

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1969. Après avoir passé plus de dix ans à enseigner au Hunter College de New York, l'estimé docteur Jones, professeur d'archéologie, est sur le point de prendre sa retraite et de couler des jours paisibles. Tout bascule après la visite surprise de sa filleule Helena Shaw, qui est à la recherche d'un artefact rare que son père a confié à Indy des années auparavant : le fameux cadran d'Archimède, une relique qui aurait le pouvoir de localiser les fissures temporelles. En arnaqueuse accomplie, Helena vole l’objet et quitte précipitamment le pays afin de le vendre au plus offrant. Indy n'a d'autre choix que de se lancer à sa poursuite. Il ressort son fedora et son blouson de cuir pour une dernière virée...   Indy a bien vieilli et même si, au début du film, l'intelligence artificielle le rajeunit, le retour en temps réel est rude. De ce fait, le charme n'opère plus ou pas beaucoup. On a l'impression de déjà vu devant les courses poursuites qui n'en f...

Oppenheimer

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  En 1942, convaincus que l’Allemagne nazie est en train de développer une arme nucléaire, les États-Unis initient, dans le plus grand secret, le "Projet Manhattan" destiné à mettre au point la première bombe atomique de l’histoire. Pour piloter ce dispositif, le gouvernement engage J. Robert Oppenheimer, brillant physicien, qui sera bientôt surnommé "le père de la bombe atomique". C’est dans le laboratoire ultra-secret de Los Alamos, au cœur du désert du Nouveau-Mexique, que le scientifique et son équipe mettent au point une arme révolutionnaire dont les conséquences, vertigineuses, continuent de peser sur le monde actuel… Sujet très intéressant qui nous ramène aux pires heures de l'histoire contemporaine, américaine et de la guerre froide. Dommage que Nolan ait raté le montage de son film et qu'il ait choisi un compositeur qui a créé une musique tonitruante. Le film est toutefois trop long, deux heures auraient suffi.  Le plus : casting et interprétation i...

Il boemo

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  1764. Dans une Venise libertine, le musicien et compositeur Josef Myslivecek, surnommé « Il Boemo », ne parvient pas à percer malgré son talent. Sa liaison avec une femme de la cour lui permet d’accéder à son rêve et de composer un opéra. Dès lors sa renommée grandit, mais jusqu’où ira-t-il ? La vie, l’œuvre et les frasques d’un compositeur de génie oublié que le jeune Mozart admirait. Un très beau film dans la lignée d'Amadeus de Milos Forman. Grandeur et décadence d'un illustre musicien et compositeur oublié. 16/20

Dernière nuit à Milan

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  Franco Amore porte bien son nom. Il dit de lui-même que, durant toute sa vie, il a toujours essayé d’être un honnête homme, un policier qui, en 35 ans d’une honorable carrière, n’a jamais tiré sur personne. Ce sont en effet les mots qu’il écrit pour le discours qu’il tiendra au lendemain de sa dernière nuit de service. Mais cette dernière nuit sera plus longue et plus éprouvante qu’il ne l’imagine et mettra en danger tout ce qui compte à ses yeux : son travail au service de l’Etat, son amour pour sa femme Viviana, son amitié avec son collègue Dino, jusqu’à sa propre vie. Et c’est durant cette même nuit, dans les rues d’un Milan qui ne semble jamais voir le jour, que tout va s’enchaîner à un rythme effréné. Encore un très beau rôle pour Pierfranco Favino dans ce polar haletant de grande facture. 17/20