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De son vivant

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  Un homme condamné trop jeune par la maladie. La souffrance d’une mère face à l’inacceptable. Le dévouement d’un médecin (le docteur SARA dans son propre rôle) et d’une infirmière pour les accompagner sur l’impossible chemin. Une année, quatre saisons, pour « danser » avec la maladie, l’apprivoiser, et comprendre ce que ça signifie : mourir de son vivant. Comment gérer la fin de vie d'un proche ? C'est la question posée par Emmanuelle Bercot qui signe un film extrêmement émouvant et bouleversant et ce, grâce à l'interprétation remarquable de Catherine Deneuve et surtout de Benoit Magimel, dans son plus grand rôle au cinéma. La partition proposée par le docteur Sara est d'une justesse magistrale. Un film à montrer dans toutes les structures hospitalières. 18/20

L'événement

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  France, 1963. Anne, étudiante prometteuse, tombe enceinte. Elle décide d’avorter, prête à tout pour disposer de son corps et de son avenir. Elle s’engage seule dans une course contre la montre, bravant la loi. Les examens approchent, son ventre s’arrondit. La jeune actrice Anamaria Vartolomei porte entièrement ce film stressant dans sa narration puisqu'on assiste à un combat "à corps perdu" pour se faire avorter.  Le temps est compté et dans un comte à rebours, Anne se bat pour trouver la solution qui va l'empêcher de porter cet enfant non désiré et qui va ruiner son avenir.  Film coup de poing qui rappelle comment était considéré les filles-mères au début des années 60 et surtout comment l'avortement clandestin faisait peur aux femmes qui étaient obligés d'y recourir mais également au corps médical qui risquait la prison. 15/20

Kaamelot

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  Le tyrannique Lancelot-du-Lac et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les Dieux, insultés par cette cruelle dictature, provoquent le retour d'Arthur Pendragon et l'avènement de la résistance. Arthur parviendra-t-il à fédérer les clans rebelles, renverser son rival, reprendre Kaamelott et restaurer la paix sur l'île de Bretagne ? Pour parler d'un film, il faut l'avoir vu en entier. Malheureusement, c'est tellement mauvais qu'après 15 minutes, j'avais juste envie de me sauver, ce que j'ai fait. Ce film ne mérite aucun autre commentaire. 4/20

The french dispatch

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  Le journal américain  The Evening Sun  de  Liberty, Kansas possède une antenne nommée  The French Dispatch  à Ennui-sur-Blasé, une ville française fictive évoquant Paris  dans les années 1950-60. Arthur Howitzer Jr., le rédacteur en chef du  French Dispatch , meurt subitement d'une crise cardiaque. Selon les souhaits exprimés dans son testament, la publication du journal est immédiatement suspendue après un dernier numéro d'adieu, dans lequel trois articles des éditions précédentes du journal sont republiés, ainsi qu'une nécrologie. Les trois articles traitent de Moses Rosenthaler, un détenu psychopathe qui se révèle être un grand artiste peintre, des évènements de  Mai 68 e t enfin d'une enquête gastronomique qui vire au polar. Le film vaut surtout pour son casting et sa créativité visuelle. C'est très foutraque, il y a une histoire assez déjantée et plutôt décousue, on s'amuse surtout aux numéros d'acteurs souvent à contre-emploi. 14/2...

Haute couture

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       Première d’atelier au sein de la Maison Dior, Esther participe à sa dernière collection de Haute Couture avant de prendre sa retraite. Un jour, elle se fait voler son sac dans le métro par Jade, 20 ans. Mais celle-ci, prise de remords, décide de lui restituer son bien. Séduite malgré elle par l’audace de la jeune fille et convaincue qu’elle a un don, Esther lui offre la chance d’intégrer les ateliers de la Maison Dior comme apprentie. L’occasion de transmettre à Jade un métier exercé depuis toujours pour la beauté du geste... Une histoire de transmission de métier très élégante, servie par une Nathalie Baye émouvante et juste. Lyna Khoudri incarne la jeune banlieusarde qui comprend que son salut se trouve dans le travail et non l'oisiveté et la petite délinquance. Une mention spéciale à Clotilde Courau qui joue la mère disjonctée dépressive avec délice. 15/20

Albatros

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  Laurent, un commandant de brigade de la gendarmerie d’Etretat, prévoit de se marier avec Marie, sa compagne, mère de sa fille surnommée Poulette. Il aime son métier malgré une confrontation quotidienne avec la misère sociale. En voulant sauver un agriculteur qui menace de se suicider, il le tue. Sa vie va alors basculer. La gendarmerie de proximité comme on devrait la connaître. Xavier Beauvois transcrit très bien à l'écran la difficulté de ce métier difficile qui souvent doit faire avec peu de moyens. Jérémie Renier tient ici un de ses plus beaux rôles, ses regards et ses interrogations silencieuses en disent plus long que des dialogues qui seraient simplement inutiles. Un film essentiel à montrer dans toutes les écoles. 15/20  

Illusions perdues

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       Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants.       Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir et survivre à ses illusions. Très belle adaptation du roman de Balzac avec un casting royal. Benjamin Voisin ajoute un autre beau rôle à sa jeune filmographie. Tous les seconds rôles sont impeccables : Vincent Lacoste, Xavier Dolan et Jeanne Balibar magnifique. Du cinéma français élégant et racé. 17/20

Mourir peut attendre

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  Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s'agit de sauver un scientifique qui vient d'être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d'un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques… Autant le dire tout de suite, ce dernier opus avec Daniel Craig n'est pas le meilleur. Déjà 2h43, c'est long, très long, surtout quand l'intrigue est polluée par des scènes de parlottes sans grand intérêt. Quand on va voir un James Bond, on veut de l'action, de la bagarre, des méchants vraiment méchants, des super voitures, des endroits incroyables. Côté endroit incroyable, on est quand même un peu gâté, ne serait-ce que grâce à cette longue séquence d'ouverture filmée dans un site italien vraiment magnifique. De l'action, on en a un peu mai...

Le bal des folles

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  L’histoire d’Eugénie, une jeune fille lumineuse et passionnée à la fin du 19è siècle. Eugénie a un don unique : elle entend et voit les morts. Quand sa famille découvre son secret, elle est emmenée par son père et son frère dans la clinique neurologique de La Salpêtrière sans possibilité d’échapper à son destin. Cette clinique, dirigée par l’éminent professeur Charcot, l’un des pionniers de la neurologie et de la psychiatrie, accueille des femmes diagnostiquées hystériques, folles, épileptiques et tout autre type de maladies physiques et mentales. Le chemin d’Eugénie va alors rencontrer celui de Geneviève, une infirmière de l’unité neurologique dont la vie passe sous ses yeux sans qu’elle ne la vive vraiment. Leur rencontre va changer leurs destins à jamais alors qu’elles se préparent à assister au fameux « Bal des folles » organisé tous les ans par le Professeur Charcot au sein de la clinique. Après un début assez vide, le film prend de l'ampleur dès que l'héroïne est intern...

Eiffel

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  Venant tout juste de terminer sa collaboration sur la Statue de la Liberté, Gustave Eiffel est au sommet de sa carrière.  Le gouvernement français veut qu’il crée quelque chose de spectaculaire pour l’Exposition Universelle de 1889 à Paris, mais Eiffel ne s’intéresse qu’au projet de métropolitain. Ses retrouvailles avec Adrienne, son amour de jeunesse, va bouleverser la donne. De belles images, une superbe reconstitution du Paris de l'époque, des beaux costumes, une interprétation impeccable (Romain Duris encore une fois très convaincant)cela ne suffit pas à faire un film inoubliable. Eiffel sera donc un film oubliable tellement le sujet principal est noyé dans une romance à l'eau de rose qui prend toute la place, au détriment de l'histoire de la construction de la célèbre tour.  On apprend pas grand chose sur ce chantier pharaonique, sur les difficultés de cet ingénieur hors pair. Restent quelques vues vertigineuses de la jonction du 1er étage, c'est peu et c'est...

Vaurien

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  Djé sors de prison, il  débarque en ville sans un sou, avec pour seule arme son charme. Il saisit chaque opportunité pour travailler, aimer, dormir. Et aussi tuer. Dès le départ, on sent que le personnage joué par Pierre Deladonchamps est "spécial". Avec son air de se foutre du monde, de fixer les gens, de chercher les embrouilles, il est trop sûr de lui. On pourrait croire qu'il s'agit juste d'un petit malfrat jusqu'au moment où ça bascule dans la violence, le sordide.  La deuxième partie du film est particulièrement sous tension, quand on sent que Djé perd petit à petit le contrôle. Un thriller particulier, hors normes qui apporte un regard nouveau sur le quotidien des marginaux, prêts à tout pour survivre. Deladonchamps est inquiétant à souhait. 14/20

Tout s'est bien passé

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  Emmanuèle, romancière épanouie dans sa vie privée et professionnelle, se précipite à l’hôpital, son père André vient de faire un AVC. Fantasque, aimant passionnément la vie mais diminué, il demande à sa fille de l’aider à en finir. Avec l’aide de sa sœur Pascale, elle va devoir choisir : accepter la volonté de son père ou le convaincre de changer d’avis. Grâce à un trio d'acteurs très convaincants (Sophie Marceau trouve ici son meilleur rôle), François Ozon réussit à faire passer le message : quand va t-on enfin s'atteler au douloureux problème de la fin de vie et du droit à mourir dans la dignité. L es rendez-vous chez le notaire, les risques de prison encourus, l’obligation de voyager en Suisse, les coûts financiers, la fatigue physique et morale, autant de tracas inévitable pour les aidants français confrontés à cette question.  François Ozon prouve une fois de plus la qualité de son travail en phase avec un problème de société. 16/20