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Bac nord

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2012. Les quartiers Nord de Marseille détiennent un triste record : la zone au taux de criminalité le plus élevé de France. Poussée par sa hiérarchie, la BAC Nord, brigade de terrain, cherche sans cesse à améliorer ses résultats.  Dans un secteur à haut risque, les flics adaptent leurs méthodes, franchissant parfois la ligne jaune. Jusqu'au jour où le système judiciaire se retourne contre eux… Un très bon film d'action à la française dans ce que l'on propose de mieux avec le cinéma d'Olivier Marchal. Un véritable coup de poing qui montre bien la réalité des quartiers nord de Marseille dans ce qu'il y a de pire.  Les acteurs sont  excellents et au diapason de cette histoire qui se regarde comme un reportage en temps réel. 17/20

OSS 117 Alerte rouge en Afrique noire

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  1981. Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, est de retour. Pour cette nouvelle mission, plus délicate, plus périlleuse et plus torride que jamais, il est contraint de faire équipe avec un jeune collègue, le prometteur OSS 1001. On retrouve avec grand plaisir cet agent secret d'une bêtise abyssale, toujours aussi macho et raciste et même homophobe. Malgré l'évolution des moeurs, Hubert Bonnisseur de la Bath reste fidèle à lui-même et c'est pour cela qu'on l'aime. Ce nouvel opus, totalement improbable, aurait pu durer vingt minutes de moins, la dernière partie traîne un peu en longueur. Malgré cela, on est toujours aussi fan de ce regard totalement stupide, des réparties incongrues. Dujardin et Niney forment un duo réjouissif tellement ils sont opposés. On a aimé les clins d'oeil à MeToo, aux James Bond avec un super générique. Un très bon moment de cinéma populaire. 16/20

Le soupir des vagues

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  En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaie de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans. A son arrivée, Sachiko apprend qu'un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre… On ne va pas se mentir : l'affiche est plus intéressante que le film. Un conte assez abscons d'où surgit un homme venant de la mer et qui y retourne à la fin après avoir marché sur l'eau et tué quelques personnes. C'est bizarre et en même temps assez beau. Mais cela ne suffit à en faire un bon film. Une vraie déception. 11/20

True mothers

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  Satoko et son mari sont liés pour toujours à Hikari, la jeune fille de 14 ans qui a donné naissance à Asato, leur fils adoptif. Aujourd’hui, Asato a 6 ans et la famille vit heureuse à Tokyo. Mais Hikari souhaite reprendre le contact avec la famille, elle va alors provoquer une rencontre… Le sujet est traité avec nuances et tendresse, le scénario offrant au bout du compte à chacun, comme une réparation, sa bonne place.  Un film sensible qui évite l'écueil du pathos par sa pudeur, ses non-dits, son regard contemplatif.  Bouleversant. 19/20  

Le bal des 41

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  Inspiré de faits réels. À la fin du XIXe siècle, Ignacio de la Torre épouse la fille du président du Mexique, Porfirio Díaz. Ignacio mène une double vie : il grimpe les échelons dans le monde traditionnel de la politique, tout en appartenant à une société clandestine. Il maintiendra cet équilibre délicat jusqu'à sa rencontre avec Evaristo, 42e membre de la société. Des secrets sont mis au jour et un scandale éclate lorsque la police débarque dans une de ses soirées, également connue sous le nom de "Bal des 41". Une valse gay décomplexée sous le régime mexicain du début des années baroques 1900. À travers l’histoire vraie de l’homme politique Ignacio de la Torre, homosexuel ayant épousé par ambition la fille du président despotique Porfirio Díaz, David Pablos dépeint avec élégance, et sans pathos, une société qui tente d’échapper à la dictature. 16/20

Minari

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Une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier. Son petit garçon devra s’habituer à cette nouvelle vie et à la présence d’une grand-mère coréenne qu’il ne connaissait pas. Le réalisateur replonge dans son enfance pour livrer une chronique familiale profondément touchante, qui aborde, à travers le point de vue de plusieurs personnages et avec beaucoup de finesse et d'empathie, la question du déracinement.  La performance de Youn Yuh-jung, toute en finesse et en dynamisme, constitue un atout puissant pour Minari. 18/20   

Titane

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  Après une série de crimes inexpliqués, un père retrouve son fils disparu depuis 10 ans. Titane : Métal hautement résistant à la chaleur et à la corrosion, donnant des alliages très durs. Lorgnant avec ostentation sur le cinéma de Lynch et de Cronenberg (en premier lieu, Crash), le film, dont la présence en compétition interroge, n’arrive pas à la cheville de ses modèles et frappe avant tout par son sens très sûr de l’esbroufe et sa médiocrité.  Titane paraît bien vain et parfois même ridicule. 4/20

Annette

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  Los Angeles, de nos jours.  Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie. La comédie musicale très attendue de Leos Carax fait pschitt. Son emphase et son absence de propos confinent souvent au ridicule, à l'image du pantin Annette. Seule la musique vaut le détour, mais on peut aussi s'abstenir de voir le film et se procurer la BO sur une plateforme. 8/20

Benedetta

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  Au 17ème siècle, alors que la peste se propage en Italie, la très jeune Benedetta Carlini rejoint le couvent de Pescia en Toscane. Dès son plus jeune âge, Benedetta est capable de faire des miracles et sa présence au sein de sa nouvelle communauté va changer bien des choses dans la vie des soeurs. Paul Verhoeven ne pouvait le prévoir, mais il donne avec ce film le coup d’envoi d’un retour de l’énergie vitale à l’écran dans ce qu’elle a de plus débordant : l’épique et le spectaculaire talonnés par l’intime, le film historique ponctué de dictions contemporaines, le jeu d’acteur dynamité par l’hystérie, le «charnel» porté jusqu’au sanguinolent – le tout traversé par un humour qui ne s’excuse jamais.  Virginie Efira retrouve Paul Verhoeven avec lequel elle avait déjà tourné dans Elle et qui lui offre le rôle en or d’une nonne découvrant le plaisir. Mention spéciale pour Charlotte Rampling, exceptionnelle et qui aurait mérité le prix d'interprétation à Cannes 19/20

Médecin de nuit

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  Mikaël est médecin de nuit. Il soigne des patients de quartiers difficiles, mais aussi ceux que personne ne veut voir : les toxicomanes. Tiraillé entre sa femme et sa maîtresse, entraîné par son cousin pharmacien dans un dangereux trafic de fausses ordonnances de Subutex, sa vie est un chaos. Mikaël n’a plus le choix : cette nuit, il doit reprendre son destin en main. Stylisé et nerveux, un polar nocturne comme une tragédie. À la fois pur film de genre et portrait terrible de la France. Au centre, l’excellent Vincent Macaigne. 16/20