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Ernest et Célestine : le droit à la différence

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En général, je ne suis pas friand des dessins animés. Surtout lorsqu'il s'agit de productions américaines ; bien souvent on mélange les genres et finalement on assiste à quelque chose de très racoleur et finalement pas vraiment destiné aux enfants. Pour "Ernest et Célestine", il s'agit d'une production française, coproduite en partie par France 3 et mise en dialogues par Daniel Pennac. Une histoire très banale et totalement improbable, comme dans tous les dessins animés ; l'amitié entre un bon gros ours et une toute petite souris. Et puis voilà, cela fonctionne. D'abord il faut souligner la qualité remarquable des pastels utilisés, c'est simple mais d'une très grande beauté. L'histoire en elle-même commence de façon un peu effrayante avec le personnage de la vieille surveillante de dortoir qui terrorise à dessein les petites souris mais les personnages deviennent très vite attachants. Evidemment, le bon gros ours, un peu voleur et trafi...

Les invisibles

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Le film commence comme un documentaire.  On voit des hommes, des femmes raconter leurs vies.  Ils (elles) sont né(e)s dans les années 20, 30 ou 40. Ils (elles) ont vécu à la campagne ou à Marseille. Mais qu'ont-ils (elles) de particulier ? Ils (elles) sont homosexuels (elles). Ces hommes, ces femmes ont vécu leur différence à une époque où la société française les considérait comme des malades voire des psychiatriques. Pendant près de deux heures, une succession de portraits, de tranches de vie, tous plus touchants, drôles et émouvants les uns que les autres. Un couple de vieux messieurs qui se sont rencontrés à l'âge de 70 ans. Un couple de dames qui ont fui la ville pour s'installer sur le plateau d'Albion pour élever des chèvres, une deviendra maire du village, une dame de 85 ans qui s'est révélée pendant mai 68, devenue "avorteuse" et lesbienne luttant pour la libération des femmes. Un vieux paysan d'une drôlerie et d'un naturel étonnant, heu-...

Barbara, 15 ans sans elle

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Quelques jours avant le quinzième anniversaire de la mort de Barbara, je me devais de rendre un hommage à celle qui accompagne ma vie. Voici quelques anecdotes que je partage avec vous aujourd’hui. Ma première rencontre avec les chansons de l’artiste fut grâce à une bande d’amis avec lesquels je partageais mes virées nocturnes. Parmi eux, Yann Lemée qui allait devenir quelques années plus tard Yann Andréa, secrétaire particulier et compagnon des dernières années de vie de Marguerite Duras. Yann était dingue de Barbara et grâce à lui, pendant des nuits entières, j’ai découvert l’univers de la chanteuse. Jusqu’à lors, je ne connaissais que quelques titres parmi les plus connus, comme « l’aigle noir » ou « une petite cantate ». A cette époque, venait de sortir un double 33 Tours avec une magnifique pochette qui représentait, sur fond blanc, un oiseau (un aigle, sans doute, je ne sais plus) et « Barbara » écrit en lettres rouges. Il s’agissait d’un enregistrement public de l’Olympia 1...

L'air de rien

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Grégory,  jeune huissier de justice, est amené à confisquer les biens d'un chanteur qui se trouve avoir été l'idole de son père. Ce chanteur c'est Michel Delpech. Grégory décide alors d'aider le chanteur endetté... Mine de rien (!), voilà une jolie comédie remplie de charme et de tendresse. C'est aussi un hymne à l'amitié avec ce qu'il faut de pudeur et de nonchalance. Michel Delpech est très juste et joue sur l’auto dérision avec un refus du come-back très loin du bling-bling de Stars 80 (que je n'ai pas vu mais dont la bande annonce en dit long...). Grégory Montel, dans le rôle de l'huissier totalement en décalage avec sa profession, est impeccable et touchant dans sa quête du père. J'espère que ce film sympathique va rencontrer son public, peut-être dans mon top  de l'année.

Absence

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Le texte de la magnifique chanson de Gilbert Bécaud "l'Absent", que je dédie à Thierry, parti il y a 23 ans aujourd'hui. Qu'elle est lourde à porter l'absence de l'ami, L'ami qui tous les soirs venait à cette table Et qui ne viendra plus, la mort est misérable, Qui poignarde le cœur et qui te déconstruit. Il avait dit un jour : "Lorsque je partirai Pour les lointains pays au-delà de la terre, Vous ne pleurerez pas, vous lèverez vos verres Et vous boirez pour moi à mon éternité." Dans le creux de mes nuits, pourtant, je voudrais bien Boire à son souvenir pour lui rester fidèle, Mais j'ai trop de chagrin et sa voix qui m'appelle Se plante comme un clou dans le creux de ma main. Alors je reste là au bord de mon passé, Silencieux et vaincu, pendant que sa voix passe Et j'écoute la vie s'installer à sa place, Sa place qui pourtant demeure abandonnée. La vie de chaque jour aux minuscules joies Veut remplir à tout prix le vide d...

Whitney Houston 1963 - 2012

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Une des plus grandes voix du XXème siècle s'est tue hier. Whitney Houston s'en est allée beaucoup trop tôt. Restent ses chansons, toutes magnifiques d'intensité. Elle a enchanté mes jeunes années de fan inconditionnel.

Annie Girardot

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Une très grande actrice s'en est allée aujourd'hui

Séraphine

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Elle est un peu rustre, un peu sauvage, elle aime la campagne, les fleurs et quand son labeur est terminée, elle grimpe dans les arbres et s'en vient respirer le grand air de la plaine. Et puis, elle peint. Des fleurs, justement. Des fleurs qui ressemblent à des yeux de chat. Elle peint des arbres qui ressemblent à d'immenses bouquets de fleurs. Avec ses modestes gains, elle achètent de quoi faire vivre sa passion sur de petits carrés de bois. Elle, c'est Séraphine. Séraphine Louis. Jusqu'au jour où un amateur d'arts qui séjourne à Senlis va remarquer une des ses compositions et va s'intéresser à son travail. Il va l'encourager à continuer alors que la Grande Guerre éclate... La suite de cette belle histoire est à découvrir sur les écrans de cinéma. Séraphine c'est le dernier film de Marc Provost, magnifiquement interprétée par Yolande Moreau. Complétement habitée par son rôle, Yolande Moreau est une Séraphine émouvante, drôle et fantasque. El...